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Histoire et Patrimoine

Dernière mise à jour :

Des origines à aujourd'hui

L’origine du village n’est pas connue. Seule l’archéologie pourra peut- être, un jour, apporter des éléments de réponse.

Toujours est-il que Lallaing semble émerger des brumes de l’histoire au tout début du 12èmesiècle lorsque la Comtesse de Flandre, Clémence de Bourgogne, adresse, en 1116, l’autorisation écrite à l’abbaye d’Anchin  d’amener l’eau de la Scarpe depuis la « villa Lalain »  jusqu’au moulin à eau de l’abbaye.

Une seigneurie est également connue dès cette époque. Ces seigneurs sont originaires de Forest sur Marque près de Lille. Au début, ils auront Forest-Lalaing comme patronyme puis rapidement ils ne garderont que celui de Lalaing.

Au 19ème siècle, Félix Brassart, secrétaire des Hospices de Douai, chargé par le maire de Lallaing, le Comte de Montozon, de classer et d’analyser les archives de la ville  a beaucoup travaillé sur la généalogie des seigneurs de Lalaing et montré les origines anciennes de cette famille noble.

Dès 1184 un château est connu.Il traversera bien des vicissitudes.

 Au début du 16ème siècle, Charles 1 de Lalaing le restaure. Les albums de Croy en donnent une bonne représentation.

Les guerres interminables sous Louis XIV entraîneront sa perte irrémédiable. Les troupes françaises occupant le château le feront sauter avant de se retirer le 31 mai 1674. 

Dès le début du 13ème siècle il existe un échevinage composé de 7 échevins sous l’autorité du mayeur. Tous sont assermentés au seigneur. La charte de franchise accordée  par Simon III de Lalaing en 1300  prévoit, entre autres, le cérémonial de  renouvellement annuel de l’échevinage.

La famille de Lalaing  atteindra son apogée aux 15ème-16ème siècles lorsque les Lalaing auront comme suzerains  des  Bourguignons puis des Autrichiens et enfin des Espagnols.

 De nombreux Lalaing sont morts au service de leur prince. Le plus connu de tous est Jacques dit le «  bon chevalier » mort en 1453 au cours du siège de Poucques.

En 1522 la terre de Lallaing est élevée au rang de comté par l’Empereur Charles Quint, en réunissant les terres de Bruille et d’Ecaillon.

De nombreux seigneurs occuperont de hautes fonctions. Beaucoup reçurent le célèbre collier de la Toison d’or, créée en 1430 par le Duc de Bourgogne Philippe le Bon à Bruxelles. Ils garderont néanmoins le souvenir de leur terre ancestrale et choisiront souvent l’église Ste Aldegonde comme lieu de leur dernière demeure. Ils s’y feront enterrer avec leurs épouses sous de splendides monuments funéraires. Ces monuments survivront à la révolution de 1789.Malheureusement, ils seront détruits en 1944 sous les bombes des Alliés qui rasèrent l’ancien musée de Douai où ces monuments étaient exposés.

A la fin du 17ème siècle la branche mâle des Lalaing est éteinte. La seigneurie passera ensuite aux d’Arenberg  jusqu’au début du 20ème siècle.

 M. Morel, maire de Lallaing, rachètera au duc d’Arenberg le petit château construit sur les ruines de l’ancien château féodal. Ce château que les Lallinois connaissaient sous l’appellation de « Château Morel » disparut à son tour en 1958 pour laisser la place au nouvel hôtel de ville, inauguré le 26 juin 1960.

Le passé minier

La compagnie des mines d’Aniche crée la fosse Bonnel avant la première guerre mondiale et, en 1914, l’exploitation charbonnière est prête à démarrer.

 Le 1er conflit mondial en décide autrement.
En se retirant en 1918, les Allemands détruisent les installations. Rapidement après la guerre, la reconstruction de la fosse démarre .

 Le puits n° 1 entre en exploitation en 1923, le puits n°2 en 1925.

En 1986, la  « pioche » des démolisseurs fera table rase des installations techniques abandonnées. L’objectif, alors , est d’aménager une zone industrielle sur l’ancien carreau de la fosse Bonnel.

La population

 Au tout début du 20ème siècle, Lallaing est encore un gros village agricole .
 Au recensement de 1901, la population s’élève à 2217 habitants.

 La Compagnie des mines d ‘Aniche puis les Houillères Nationales vont  y construire de nombreuses cités-jardins telles le Nouveau Monde, le Moucheron, les Hauts Prés, Bonnel, le Bois Duriez.
 Toutes ces cités vont considérablement développer  les zones urbanisées au détriment des anciens champs cultivés et provoquer rapidement une  importante  augmentation de la population.

Dès 1921 on assiste à la reprise des mouvements migratoires organisés par la compagnie des mines d’Aniche. Polonais et Italiens , surtout, s’installent dans les cités nouvellement construites. Plus tard, ce sera le tour des mineurs marocains.
C’est ainsi que le recensement de 1931 dénombre 3632 habitants et celui de 1968 , 8813 habitants.

 Depuis cette dernière date, la fermeture des puits de  mines et la destruction d’anciennes cités ont entraîné une baisse régulière et continue de la population lallinoise pour atteindre 6566 habitants actuellement.